vendredi 1 juin 2018

Recension : « Humanités numériques : des corpus au sens, du sens au corpus », J. Longhi in Questions de communication, n°31, 2017. Lu par Vincent Laquais

« Humanités numériques : des corpus au sens, du sens au corpus », J. Longhi in Questions de communication, n°31, 2017.


Lu par Vincent Laquais 

Définition des humanités numériques : « dialogue interdisciplinaire sur la dimension numérique des recherches en sciences humaines et sociales ». Les humanités numériques modifient et interrogent les conditions de production et de diffusion des savoirs.
Le défi majeur des humanités numériques est, selon l’auteur, d’intégrer une étude centrée sur la matérialité des signes dans le corpus à une recherche s’intéressant au sens produit. Les humanités numériques modifient ainsi la texture même des textes. Elles possèdent donc une dimension herméneutique en ce qu’elles créent une passerelle originale entre sciences et herméneutiques (passerelle problématique pour un auteur comme Dilthey).
Le numérique, et particulièrement le Big Data, fonctionne selon les trois V :
  • -  Volume : un accroissement exponentiel du volume d’informations disponibles ;
  • -  Vélocité : un renouvellement incessant des informations mais aussi des technologies ;
  • -  Variété : les informations sont hétérogènes (texte-image-son, différentes langues,...).
    Alors que dans les humanités classiques, le volume était relativement faible, la vélocité et la variété quasiment nulle.
    Se posent alors quatre questions :
  • -  Celle des limites des modèles formels, matériels et conceptuels pour leur application au domaine des humanités ;
  • -  Celle de l’aide apportée par les statistiques à l’analyse du sens ;
  • -  Celle de la structuration et du format des documents ;
  • -  Celle de la logique sociale de production d’opinions.